Le quatre décembre est un jour dont beaucoup se souviendont ici à Tangers. Un raid de la police dans la région de Doha Boukhalef a causé la mort violente de Cédric, un homme camerounais. Les détails précis concernant sa mort restent obscurs mais son corps portait les traces de blessures à la tête qui lui ont été fatales. Il a été porté sur deux kilomètre de Doha Boukhalef en direction du centre ville dans un manifesation spontanée de la communauté des migrants. Se levant et prenant les rues par centaines, les migrants ont marché pour demander l’arrêt de morts, en portant le corps de Cédric afin que sa ne soit pas ignorée.
Ils ont réussi, et les affrontements entre la police et les maroccains racistes pendant la manifestation ont permis à la ville de réaliser l’horreur de ce qu’il s’était passé et se passe dans leur propre ville.Quand la police des émeutes a bloqué la route, les migrants ont forcé le passage les uns après les autres, et la police les a pourchassé avec des pierres et la foule les a chargé. Plus d’un millier de jeunes hommes marocains se sont rassemblés pour regarder, et quelques groupes ont attaqué la marche avec des pierres à maintes reprise. Les migrants, des passants marocains et un chef de police ont été touchés par ces missiles.
Les migrants ont fait entendre clairement et fortement leur message la nuit dernière, montrant sans peur et avec fermeté leur résolution. Par le pouvoir de leurmanifestation, ils ont rendu visible leur problème aux nouvelles nationales, s’assurant que tout ceci ne serait pas passé sous silence. Dépassés par le nombre et décriés par tous, ils ont tenu avec force et ont fait entendre leur voix.
Cette mort est arrivée seulement un mois après la mort de Moussa Seck, « vieil » homme sénégalais de 19 ans, dans des circonstances très similaires. Les raids de police qui sont incriminés font parti de la campagne contre la communauté de migrants de Tangers, transformant la région de Doha Boukhalef en un lieu de vie dangereux et très stressant. Les expulsions forcées des villes d’Oujda, Rabat et Casablanca sont quotidiennes, tout comme les portes enfoncées et les passages à tabac.
Toute cette activité policière illégale est clairement liée au programme de l’Union-Européenne de « protection des frontière », la répression dans les « Etats tampons » tels que le Maroc étant une partie de cette stratégie globale. Lorsqu’ils harcèlent quotidiennement les migrants et conduisent ces raid violents de « dissuasion » parfois fatals, la police maroccaine agit de fait comme des
agents de l’UE.Le sang qui a été versé dans les rues de Tanger incombe donc à la responsabilité des pouvoirs européens.
agents de l’UE.Le sang qui a été versé dans les rues de Tanger incombe donc à la responsabilité des pouvoirs européens.
La situation actuelle est le secret sale de l’UE, secret à garder sous silence et à distance de ses citoyens. Honorons la mort de Cédric et le courage et la force de cette communauté de migrants en les aidant à s’assurer que cette histoire soit entendue à l’intérieur de l’Union-Européenne. Lorsque les personnes voient la sombre réalité de ce qui se passe aux frontières de ce « premier monde » et de
leur style de vie « moderne », ils ne peuvent plus ignorer la réalité du système dans lequel ils évoluent.
leur style de vie « moderne », ils ne peuvent plus ignorer la réalité du système dans lequel ils évoluent.
S’il vous plait, diffusez largement cette histoire afin qu’elle soit entendue.
Un slogan que nous avons récemment beaucoup entendu de la part des communautés sénégalaises utilisant le mot Wolof pour police : boumla.
Un slogan que nous avons récemment beaucoup entendu de la part des communautés sénégalaises utilisant le mot Wolof pour police : boumla.
FUCK BOUMLA
En solidarité avec tous ceux qui, partout dans le monde, souffrent du régime des frontières, faisant front avec nos camarades migrants dans la lutte ici à Tangers.
No Borders Maroc.